La discussion

« Laisse lui la liberté de céder à ses passions !

-Non, c’est hors de question, je te lai déjà dit! C’est beaucoup trop risqué! Il pourrait lui arriver tellement de choses, je ne me le pardonnerai jamais!

-Tu es tellement vieux jeux! Elle est jeune, c’est maintenant ou jamais…Laisse là un peu pensée ce qu’elle veut…que veux-tu qu’il lui arrive?

-Mais tu es totalement inconsciente ma pauvre! Elle n’a qu’une vie, comme nous, et elle précieuse, je t’assure. Je ne la laisserai se détruire comme ça, je ne veux pas quelle souffre!

-Et si cette souffrance était utile; nécessaire? Tu y as pensé a ça? Elle a besoin de faire ses expériences. Tu l’empêche de respirer là ! Si seulement tu pouvais la laisser tranquille, au moins pour une journée..

-Tu délire ma pauvre! Et puis tu sais très bien que je ne la laisserai pas toute seule une seule seconde, je serais toujours là, même dans les situations les plus critiques, pour la rattraper, pour l’empêcher de faire un pas de trop…un pas quelle pourrait un jour regretter. Et puis de toute manière, elle a besoin de moi, sinon elle ne pourrait pas vraiment être elle, et surtout elle n’arriverait pas à se faire violence.

-Il n’empêche…J’aimerais vraiment la voir craquer de temps en temps…La voir céder à tout ce qu’elle veut vraiment. Tu vois, j’ai tellement peur quelle regrette de ne pas s’être laisser aller. Et puis après? Il y aura au pire quelques larmes qui couleront….mais tu m’as assuré que tu pouvais les essuyer. Alors je ne vois vraiment pas ce qui t’inquiète à ce point!

-Euh excusez moi? Vous êtes vraiment très gentilles toutes les deux, mais je suis fatiguée, le soleil c’est couché depuis des heures maintenant et j’aimerais en faire autant si ça ne vous dérange pas.

-Oh excuse nous, on ne voulait pas t’empêcher de dormir, mais c’est le seul moment pour nous de se poser pour discuter.

-Oui, je comprends bien, mais je pense que ça suffit pour aujourd’hui. »

La jeune fille se retourna dans son lit, soulagée et heureuse de ce silence qui régnait à présent autour d’elle. C’est vrai…cette conversation était sans doute indispensable mais il était plus de 2 heures du matin et elle en avait marre d’entendre sa Raison et sa Liberté se disputer en boucle dans sa tête.

Publié dans : histoire courte |le 17 octobre, 2013 |Pas de Commentaires »

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